L'industrie touristique canadienne : un portrait

Au Canada, le tourisme, c'est les affaires. Avec ses quelque 90 milliards $ injectés dans notre économie et plus de 1,7 million emplois générés, le tourisme demeure l'une des rares industries nationales qui génèrent une activité économique dans toutes les régions, provinces, territoires, villes et communautés au pays.

Les secteurs du tourisme et des voyages s'avèrent un moteur vital de la croissance économique canadienne, par l'entremise de l'économie des visiteurs — une affirmation particulièrement juste lorsqu'on constate l'activité économique que le secteur amène au pays.

Au niveau mondial, le tourisme est en pleine croissance. Les voyages d'un pays à l'autre constituent le quatrième secteur d'exportation de l'économie mondiale connaissant la plus importante croissance. En 2015, 1,2 milliard de voyageurs internationaux ont dépensé 1,3 trillion $ à l'extérieur de leurs frontières.

L'industrie canadienne du tourisme et des voyages demeure un fiable et puissant moteur de croissance économique et créateur d'emplois, au moment où d’autres secteurs d’activité au pays subissent les contrecoups de la hausse des cours mondiaux des matières premières et des fluctuations du taux de change. 

 

Pourquoi l'industrie touristique canadienne stagne-t-elle?

Si les chiffres observés du côté du Canada s’avèrent certes encourageants, notre part du marché touristique mondial demeure faible par rapport à d’autres pays. Ainsi, l’Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies (OMT) classe le Canada au 17e rang mondial en ce qui a trait au nombre total de visites –, et ce, alors que le pays atteignait la 8e place en 2000. Qui plus est, le Canada est le seul pays depuis 2000 à ne plus figurer parmi les dix principaux pays.

Certes, il reste encore beaucoup de travail à accomplir. La récente hausse du nombre de visites, le taux de change favorable et l’appui du gouvernement fédéral envers l’initiative Accueillir l’Amérique sont autant de facteurs encourageants. Toutefois, les résultats positifs de 2015 ne laissent pas nécessairement entrevoir un phénomène durable. De plus, les résultats de 2015 viennent valider encore davantage deux faiblesses systémiques propres au tourisme canadien, soit: l'impact du taux de change et trop compter sure les voyages domestiques.

La part de marché du Canada sur l’échiquier touristique mondial ne cessera alors de s’effriter, tandis que le déficit au compte des voyages continuera de son côté à prendre de l’ampleur –, et ce, sans que l’on aborde les enjeux importants soulevés par l’AITC tels la promotion du pays, les coûts du transport aérien, les investissements dans les produits touristiques, le traitement des demandes de visa et la main-d’œuvre. Les résultats pour 2015 observés à ce jour – qui font état d’un nombre accru d’arrivées internationales stimulées par un taux de change favorable – devraient inciter à maintenir le cap sur une amélioration continue, plutôt que d’être perçus comme étant un signe manifeste que la performance de l’industrie a atteint un niveau idéal.

 

Pour en savoir plus :


Les mécènes de l’industrie du tourisme

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