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L'industrie touristique canadienne : un portrait

Au Canada, le tourisme, c'est les affaires. Avec ses quelque 88,5 milliards $ injectés dans notre économie et plus de 614 000 emplois générés, le tourisme demeure l'une des rares industries nationales qui génèrent une activité économique dans toutes les régions, provinces, territoires, villes et communautés au pays.

Les secteurs du tourisme et des voyages s'avèrent un moteur vital de la croissance économique canadienne, par l'entremise de l'économie des visiteurs — une affirmation particulièrement juste lorsqu'on constate l'activité économique que le secteur amène au pays.

Au niveau mondial, le tourisme est en pleine croissance. Les voyages d'un pays à l'autre constituent le quatrième secteur d'exportation de l'économie mondiale connaissant la plus importante croissance. En 2012, un milliard de voyageurs internationaux ont dépensé un trillion $ à l'extérieur de leurs frontières.

Or, la situation du tourisme au Canada reflète davantage une croissance modeste et un potentiel non exploité. En effet, au cours des dernières années, le Canada a observé une hausse nulle ou très faible des visites — et parfois même une baisse.

Pourquoi l'industrie touristique canadienne stagne-t-elle?

Notre dépendance historique envers le marché américain — qui, traditionnellement, génère quelque 75 % des visiteurs internationaux au Canada — s'est avérée particulièrement troublante, compte tenu de la chute de 55,5 % de cette clientèle que l'on observe depuis 2000.

Le véritable coupable n'est pas la fluctuation des devises. En fait, la vigueur du dollar canadien aura surtout permis de constater plusieurs enjeux de nature structurelle qui amènent les voyageurs à favoriser d'autres destinations — ce qui nuit indûment à notre économie.

De nombreux voyagistes se tournent de plus en plus vers une clientèle canadienne, afin de compenser la perte des visiteurs en provenance des États-Unis. En 2012, les dépenses en tourisme ont atteint 84,8 milliards $ au Canada. Or, 81 % de cette somme provenait de consommateurs canadiens, comparativement à seulement 66 % il y a dix ans.

Certes, on peut y voir une solution à court terme, mais pas une stratégie de croissance à long terme. Les voyageurs canadiens sont ciblés par des concurrents mondiaux disposant de ressources et moyens plus substantiels, des pays comme l'Australie, l'Irlande, le Mexique et les États-Unis. Compte tenu du potentiel limité que représentent tant notre marché intérieur que le marché américain, les opportunités les plus prometteuses qui se dressent devant nous se trouvent dans les marchés plus éloignés.

L'Organisation mondiale du commerce des Nations Unies révèle que les arrivées touristiques internationales ont connu une hausse de 4 % en 2012, et prévoit que cette croissance se maintiendra à 3 ou 4 % en 2013. Comparativement à de telles données, la croissance actuellement observée au Canada, qui n'atteint qu'un ou deux pour cent, est certes peu impressionnante. Toutefois, le pays pourrait tirer profit du pouvoir d'achat de plus en plus important provenant d'une classe moyenne en croissance dans des pays comme le Brésil, l'Inde, la Chine et le Mexique — mais seulement si nous nous en donnons la peine.

Pour en savoir plus :


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